Un sondage montre que la plupart des Suisses sont favorables à la légalisation du cannabis

La dernière enquête sur la légalisation du cannabis menée en Suisse par l'Institut Sotomo montre que près de deux tiers des Suisses y sont favorables. 78% des participants à l'enquête soutiennent la légalisation du cannabis en Suisse à des fins médicales et près de 70% considèrent qu'il est nécessaire de réformer la loi concernant le cannabis en Suisse.
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Près de deux tiers de la population en Suisse soutient l’idée de légaliser le cannabis à des fins récréatives à condition de prévoir des règles pour protéger les mineurs, indiquent les résultats d’un sondage.

L’Institut Sotomo, mandaté par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), a mené l’enquête représentative de janvier à avril 2021 à laquelle 3166 personnes majeures ont participé.

Les représentants de l’OFSP et les auteurs de l’enquête ont dévoilé les résultats le 1er juillet à Berne lors d’une conférence de presse.

67% des personnes ayant participé à l’enquête sont favorables à ce que les autorités suisses mènent des essais pilotes sur la distribution contrôlée de cannabis à des fins récréatives. Plus précisément, ils ont répondu à la question suivante :  » Lors de la session de l’automne dernier, le Parlement a décidé d’autoriser la distribution expérimentale de cannabis à des fins de consommation à un nombre limité de personnes dans le cadre de recherches scientifiques. Êtes-vous favorable à ce projet ? »

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La principale raison pour laquelle les Suisses sont pour la légalisation du cannabis est ses propriétés médicales

78% des participants au sondage soutiennent la légalisation du cannabis en Suisse à des fins médicales et près de 70% considèrent qu’il est nécessaire de réformer la loi concernant le cannabis en Suisse, sous les arguments de limiter le marché noir et d’améliorer la protection des consommateurs.

Les opposants à la légalisation du cannabis se disent préoccupés par les effets de cette drogue sur le cerveau des jeunes. En ce sens, ils estiment nécessaires des mesures telles qu’une protection stricte des mineurs, l’interdiction de la publicité et l’établissement d’un taux d’imposition élevé pour les produits du cannabis.

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Lors de la conférence de presse, les représentants de l’OFSP ont évoqué la situation actuelle de la consommation de cette plante en Suisse, bien qu’elle soit classée comme drogue interdite depuis 1951.

Droit et réalité

En principe, elle ne peut être cultivée, produite ou vendue. En 1975, sa consommation est également devenue un délit punissable. Mais la réalité de son utilisation est différente.

« La consommation de cannabis est trop répandue en Suisse pour que la prohibition ait encore un sens « , a déclaré jeudi Adrian Gschwend, chef de la section Fondements politiques et application de la loi de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Chaque jour, 750 000 cigarettes de cannabis sont fumées et le nombre de consommateurs réguliers est estimé à 220 000.

Le gouvernement fédéral dépense 129,7 millions de dollars (120 millions de francs suisses) par an pour tenter de faire respecter l’interdiction, mais sans parvenir à freiner la consommation de cannabis, a indiqué M. Gschwend.

Dans le même temps, a-t-il ajouté, le marché noir prospère en raison de l’interdiction. Cela génère un chiffre d’affaires en Suisse d’environ 629 millions de dollars (582 millions de francs) par an, a averti l’expert en citant les résultats d’une étude de l’Université de Genève qui n’a pas encore été rendue publique.

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(Image en vedette par 495756 via Unsplash)

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Grégoire Vasseur

Grégoire Vasseur

Grégoire VASSEUR, auto entrepreneur, est aussi un chercheur dans le domaine de l’environnement. Il est un fervent défenseur de la biodiversité. Pouvoir mêler écologie et développement économique est donc pour lui une priorité. Il partage ses réflexions sur le secteur du cannabis, les entreprises et l’environnement.